Face aux spéculations nées des mouvements d’humeur à Latécopé, localité située à Adétikopé dans la commune d’Agoè-Nyivé 6, les mandataires du domaine étaient à la rencontre de la presse. De ces échanges avec les médias suivis d’un tour sur le terrain, l’objectif était clair : rétablir les faits et situer l’opinion sur la base des preuves.
Propriétaire
du domaine d’environ 600 hectares dont 458 hectares ont fait l’objet de titre
foncier N°388 TT suivant les arrêtés d’approbation : N°1065/MUHCV/DGUDMHPI du
11 octobre 2026 et N°110/MUL/DGUH du 20 octobre 2024, la collectivité
Davié-Assomé représentée par ses mandataires en la personne d'Ahonkalekou
Koffi, Mlagani Yawo Nyawodzi, Anagblan Toublou et Aziakou K. Omar, se dit
consterné par les allégations qui font cours depuis quelques jours.
En
effet, le 08 février 2026, des mouvements d’humeur sont intervenus à Laté-Kopé,
localité située dans le domaine objet du titre foncier N°388, de la
collectivité Davié-Assomé, composé de 22 collectivités. Ladite manifestation
aurait pour objectif de dénoncer des travaux de canalisation, qui selon les
meneurs, empêcheraient leurs enfants de se rendre à l’école et aux populations,
d’avoir accès à l’eau.
Pour
rétablir les faits, les mandataires de Davié-Assomé, en la personne d’Aziakou
K. Omar, Mlagani D. K. Boniface, Anagblan Koffi Toublou et Akonkalekou Koffi,
étaient devant la presse pour situer l’opinion.
Quid de l’origine des travaux menés
?
Selon
Akonkalekou Koffi, porte-parole des mandataires, le domaine objet de travaux
est une zone marécageuse non habitée. Les travaux de canalisation ont requis
une autorisation des autorités compétentes qui a été délivrée le 13 juin 2025,
après une campagne de sensibilisation des populations riveraines sur le
bien-fondé des travaux.
« Là où on
appelle aujourd’hui Latécopé se trouve dans notre domaine objet du titre
foncier N° 388. La zone étant marécageuse, nous avons reçu une autorisation
pour mener un travail de canalisation d’eau vers le fleuve Zio sur les 458
hectares, qui revenait aux collectivités. Nous avons débuté ce travail et il
restait 163 hectares à aménager et à lotir quand l’Etat a déclaré en 2019, la
zone de cause d’utilité publique. Ce qui nous a amenés à cesser tant soit peu
les travaux pour suivre les consignes des autorités », nous explique M.
Ahonkalekou porte-parole des mandataires.
La chose
déplorable selon les mandataires, est de constater que des gens ont commencé
par rentrer dans notre domaine déclaré d’utilité publique pour vendre des
parcelles et mener des travaux de constructions anarchiques.
« De nos 163
hectares, aujourd’hui on se retrouve qu’avec 100 hectares », nous
explique-t-ils avant d’ajouter : « Face à cette situation, nous avons dû
ressaisir les autorités compétentes qui nous ont demandé de mener un travail
conjoint d’assainissement sur le restant du domaine marécageux. D’où la reprise
des travaux de canalisation de l’eau vers le fleuve zio. Bien avant ces
travaux, la mairie a rassemblé toute la population pour une sensibilisation.
Nous avons un titre foncier, nous avons une autorisation de la cour d’appel
jusqu’à la cour suprême qui nous autorise à aller travailler ».
Que savez-vous des
manifestations ?
Selon les
mandataires, ces travaux susmentionnés ont été menés sous la supervision des
forces de l’ordre déployées à cet effet après que les autorités compétentes se
soient assurées de la légalité des travaux et des conditions, dans lesquelles
ils sont effectués. Sauf qu’après les travaux et la mise en place des panneaux
pour protéger la canalisation, des individus bien identifiés se sont levés de
leur propre chef pour vandaliser les ouvrages.
«
Pour éviter de se voir poursuivre pour leur délit, ils ont organisé des
manifestations en collaboration avec des acquéreurs illégaux pour présenter la
destruction des ouvrages comme l’œuvre d’une population mécontente », nous
expliquent-t-ils.
En ce qui
concerne les arguments, selon lesquels les travaux de canalisation
empêcheraient les enfants riverains d’aller à l’école et la population d’avoir
de l’eau, les mandataires invitent tous ceux qui le peuvent à s’enquérir des
réalités sur le terrain.
« Les gens
racontent qu’il y a des écoles dans le domaine. Nous avons vu la scène d’une
dame qui simulait des difficultés à traverser la canalisation pour aller
chercher de l’eau. Vous avez (journalistes) fait le tour du domaine. Où sont
les écoles, où sont les fontaines ? Nulle part. Il s’agit juste d’un montage
dans un domaine marécageux », ont-ils rassuré.
Mais pour
s'enquérir des faits, un tour du domaine a permis aux médias d’échanger avec
des riverains.
« Nous avons
toujours cultivé ici depuis des décennies et nous n’avons connaissance d’aucune
école ni fontaine publique dans ce domaine. C’est une zone marécageuse. Quelque
rares ayant tenté d’y construire n’y sont même pas à cause de l’inondation.
Ici, on cultive du Adémè, du melon, de la banane », nous explique un paysan rencontré
sur le domaine.
Que proposez-vous à ceux qui
estiment avoir acquis des parcelles dans votre domaine ?
À ceux qui
estiment avoir acquis des parcelles dans le domaine objet de titre foncier
N°388, les mandataires les invitent juste à se rapprocher de l’huissier de
justice tel qu’il leur est notifié.
« Des
parcelles sont acquises sans que nous ne soyons au courant, nous demandons
juste qu’ils aillent le signifier à l’huissier de justice afin qu’au moment
venu, on puisse savoir quelle collectivité a vendu afin d’en tenir compte », a
invité le porte-parole des mandataires.
Caleb Akponou
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Peut-on avoir un titre foncier pour une Zone déclarée d'utilité publique ? Eclairez nous.
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