Lomé abrite un colloque international sur la valorisation des savoirs endogènes. Durant deux jours, les travaux permettront de mettre à contribution les savoirs endogènes, pour mieux lutter contre les changements climatiques et environnementaux.
Sous le thème : « Savoirs endogènes et lutte contre les changements climatiques
et environnementaux en Afrique : enjeux pour l’atteinte des ODD », le colloque
a été officiellement ouvert par Isaac Tchiakpé, ministre du Tourisme, de la
Culture et des Arts.
Durant deux
jours, cette rencontre scientifique, riche en conférences d'excellence,
permettra aux parties prenantes de formuler des suggestions pour renforcer la
valorisation des connaissances locales, dans le cadre de la lutte contre les
changements climatiques et environnementaux.
S'exprimant à l’ouverture des travaux, Prof Komi Kossi-Titrikou, président du
Comité d'organisation du colloque, n’a pas manqué de souligné l’importance.
« Ce colloque qui
s’ouvre aujourd’hui se consacre à une thématique qui certes n’est pas nouvelle.
Mais qui a de la peine à s’épuiser depuis son émergence dans un paysage plutôt
acquis à la science et à la technologie d’inspiration occidentale », a-t-il
mentionné.
Une conférence inaugurale
Ouvrant la conférence, Romuald Tchibozo, directeur de l'INMAAC de l'université
d'Abomey-Calavi, n’a pas manqué d’inviter le continent africain à s’engager
pour la lutte contre les changements climatiques.
Aussi a-t-il
insisté sur l'importance de valoriser les connaissances endogènes pour répondre aux enjeux auxquels fait face
l'Afrique.
En lançant
les travaux de ce colloque international, Isaac Tchiakpé, ministre du Tourisme, de la Culture et des
Arts, a exprimé sa satisfaction quant à cet événement scientifique qui se
déroule au Togo. Il a par ailleurs invité la communauté africaine à davantage
valoriser les savoirs endogènes pour résoudre les problèmes qui gangrènent la
société.
« Pendant
longtemps, les savoirs endogènes ont été marginalisés et relayés au second
plan, parfois perçus à tort comme archaïques ou incompatibles avec la
modernité… Mais si l’Occident a prospéré, c’est parce qu’il a pu développer ce
qu’on appelle un anthropocentrisme… Il est donc important que nos communautés
africaines, qui ont développé depuis des siècles des mécanismes d’adaptation,
de préservation et de régulation de l’environnement, retournent vers les bonnes
pratiques de ce que nos anciens nous ont enseigné », a-t-il invité.
Notons que la
conférence a été organisée par le Laboratoire d'analyse d'histoire sociopolitique (LAHISPO) de
l'université de Lomé en collaboration avec l'Institut national des métiers
d'art, d'archéologie et de la culture (INMMAC) de l'université d'Abomey-Calavi.
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