Dans tous les marchés au Togo, les charrettes à bras sont des moyens de transport de marchandises à bon marché. Ne consommant pas de carburant, ils offrent une alternative à faible coût. Dans les allées de marché souvent exiguës, ils manœuvrent avec agilité leurs charrettes chargées de marchandises, jouant un rôle crucial dans la logistique locale. Mais en dépit de leurs services, ces porteurs de coups de mains en l'absence d'un réel contrôle se mutent en danger pour le public.
Ils portent des charges souvent lourdes et sont
les seuls à pouvoir se déplacer dans les allées souvent étroites, de sorte
qu’acheteurs et vendeurs font appel à eux pour les bagages de toutes sortes.
Les pousse-pousseurs exercent leurs activités
souvent sur de courtes distances, jouant un rôle clé dans la logistique urbaine
entre grossistes et détaillants ou soit du lieu de vente à des maisons proches
des marchés. Dans l’exercice de leurs activités, leur klaxon ou avertisseur
sonore est « agooo… agooo » et si après ce klaxon vous ne cédez pas le passage,
ces « gendarmes » belliqueux marchent sur les marchandises ; ils cognent
parfois des parasols et renversent des fois les marchandises des commerçants
ambulants qui des fois s’arrêtent pour vendre. Ils n’ont jamais froid aux yeux.
Ils agressent et verbalisent les gens sur leur passage.
Une horrible scène s’est passée le 9 mai 2026 au
marché d’Adidogomé où un pousse-pousseur avait renversé une petite fillette
d’une dizaine d’années transportant les poissons fumés. Après le forfait, sans
trop se soucier des dégâts causés, l’incivil continua son trajet en verbalisant
la petite, voire ses parents, au lieu de l’aider à se lever et à ramasser ses
marchandises par terre. Vu les châtiments corporels qui l’attendent à son
retour, la petite s’est plongée dans des pleurs incessants. Elle s’est fait
aider par quelques dames à ramasser les débris par terre.
Petits comme grands, vous verrez que les
pousse-pousseurs exercent leurs activités dans un désordre total. Ils sont à la
fois un obstacle à la fluidité et entravent la circulation des clients. Au vu
du laisser-aller qui rôde autour de l’exercice de cette activité, il urge que
les autorités communales portent un regard sur ce secteur, ou la plupart des
acteurs ne pensent guère à la santé ou à l’intérêt des autres. Il leur revient
de les recadrer, de renforcer leur sensibilisation afin de protéger les
commerçants, les acheteurs et de mieux faciliter la libre circulation dans nos
marchés.
Eros Dagoudi
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